Né en 1976 dans le Nord
Vit et travaille à Nîmes, Gard, France
Enseignant en arts plastiques

Professeur d’arts plastiques, je développe depuis 2014 une pratique artistique personnelle centrée sur la peinture – mon médium de prédilection, après avoir exploré la photographie, la vidéo et l’installation.
La peinture, qu’elle soit à l’acrylique ou à l’huile, demeure pour moi un territoire d’exploration inépuisable : un espace de résistance, de satisfaction et de questionnement. À travers elle, j’interroge la disparition, la mémoire, l’histoire — la mienne comme celle de notre temps, les angoisses intimes et collectives.
Longtemps ancrée dans une palette achrome, ma peinture s’est ouverte à la couleur, comme une lueur d’espoir venue réchauffer un univers d’abord empreint de deuil et de silence.
Mon univers artistique se nourrit aussi bien des maîtres baroques — Le Caravage, Artemisia Gentileschi, Frans Hals, Le Greco — que de peintres modernes et contemporains tels que Francis Bacon, Peter Doig, Adrian Ghenie ou Neo Rauch. Le cinéma et la photographie, très présents dans ma formation, s’y mêlent également, en filigrane.
Installé au sein d’une ressourcerie artistique et culturelle, je peins sur des toiles déjà utilisées. Ces surfaces, marquées par d’autres images, deviennent le point de départ d’un dialogue entre passé et présent. Je n’efface pas totalement la peinture d’origine : je compose plutôt un palimpseste, où les strates se superposent, se répondent.
Des silhouettes humaines, animales, des architectures ou des paysages viennent s’y greffer, comme ces photogrammes en noir et blanc que j’observais, enfant, dans les halls de cinéma — images fragmentaires, frustrantes et fascinantes, suspendues avant le film.
Depuis quelque temps, ma peinture se déploie au-delà du cadre : les toiles s’associent librement, formant des polyptyques asymétriques, des narrations visuelles ouvertes, proches d’un synopsis cinématographique. Parfois, un geste de broderie vient en ponctuer la surface, comme une signature instinctive, presque rageuse.
L’huile s’est imposée à moi après des années d’acrylique : médium exigeant, riche en possibilités, il a apporté une temporalité nouvelle, une discipline qui canalise une pratique autrefois plus chaotique.
Idéalement, mes œuvres prennent toute leur ampleur dans de grands espaces blancs, où le fil narratif du polyptyque peut se déployer librement, sans contrainte.
